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Bureau : il faudrait aller marcher 2 mn toutes les heures !

Pour diminuer les risques liés à une position assise prolongée, se mettre debout chaque heure n’est pas suffisant. Il faut marcher !

 

Le fait de rester assis trop longtemps dans la journée a des conséquences sur la santé. Une nouvelle étude publiée dans le Clinical Journal of the American Society of Nephrology suggère que pour compenser les risques associés à la sédentarité, il faudrait pratiquer 2 minutes de marche toutes les heures. L’étude montre que simplement se mettre debout régulièrement n’est pas suffisant.

Lire : il faudrait réduire de 2 à 3 heures le temps qu’on passe assis chaque jour

De nombreuses études ont montré que rester assis pendant de longues périodes est associé à un risque accru de maladie cardiaque, diabète, cancer et mort prématurée. « Si tout le monde est d’accord sur le fait que le comportement sédentaire doit être réduit, certaines interrogations demeurent sur la quantité d’activités sédentaires qui doivent être remplacées et par quel type d’activités » expliquent les auteurs de l’article. « Sachant que 80% des américains ne pratiquent pas la quantité d’activité physique recommandée, il semble complétement irréaliste de leur demander de remplacer la position assise par encore plus d’exercices ».

Lire : mortalité plus élevée lorsqu’on reste trop longtemps assise après 50 ans

Avec cette contrainte en tête, les chercheurs ont étudié les bénéfices pour la santé d’un objectif plus réalisable en remplaçant la position assise par une activité physique plus légère sur de courtes périodes de temps. Ils ont utilisé les données de la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES) pour évaluer si des activités de faible intensité (se mettre debout, prendre des notes, faire un lit) et des activités de légère intensité (marche tranquille, jardinage, ménage) allongent la durée de vie des personnes qui passent la moitié de leur temps d’éveil en mode sédentaire (regarder la télé, assis calmement, allongé). L’intensité de l’activité de 3243 participants a été mesurée objectivement grâce à des accéléromètres.

Au cours du suivi qui a duré 3 ans, 137 décès ont été enregistrés. Les chercheurs ont constaté qu’il n’y a pas de bénéfices à diminuer de 2 minutes chaque heure le temps passé assis en le remplaçant par 2 minutes d’une activité de faible intensité (se mettre debout). Cependant, interrompre la position assise par une activité de légère intensité permet de diminuer de 33% le risque de décès.

« Les résultats sont surprenants car actuellement l’accent est mis sur l’activité physique modérée à intense. Voir qu’une activité de légère intensité est associée à une mortalité plus faible est intriguant » dit Srinivasan Beddhu, auteur de l’étude.

Lire : vous passez trop de temps assis? Cette vitamine peut vous protéger

« Même s’il est évident que faire de l’exercice permet de dépenser de l’énergie, se promener ou d’autres activités du même genre permettent d’en dépenser aussi. De courtes promenades répétées fréquemment au cours d’une semaine s’additionnent et prennent de l’importance. En supposant que l’on reste éveillés 16 heures chaque jour, marcher 2 minutes chaque heure permet de dépenser 400 kcal par semaine. Cela se rapproche des 600 kcal correspondant à l’objectif hebdomadaire recommandé d’exercice modéré. Et c’est plus que les 50 kcal nécessaires pour une activité de faible intensité, telle que se mettre debout pendant 2 minutes chaque heure de veille ».

Lire : vos artères coronaires n’aiment pas vous voir trop longtemps assis

Les auteurs recommandent d’ajouter 2 minutes de marche chaque heure, en plus des activités physiques normales, qui devraient inclure 2h30 d’exercice modéré par semaine. « L’exercice modéré renforce le cœur, le muscle et les os et confère des bénéfices en matière de santé que l’exercice de faible ou légère intensité ne permet pas ».

« Pratiquer l’exercice physique est bénéfique, mais dans la réalité la quantité d’exercice physique intense qui peut être pratiquée est limitée. Notre étude montre que même de petits changements peuvent avoir un grand impact » concluent les auteurs.

Lire : le manque d’activité physique tuerait plus que l’obésité

par Juliette Pouyat sur Lanutrition.fr

http://www.lanutrition.fr/les-news/bureau-il-faudrait-aller-marcher-2-mn-toutes-les-heures.html

Source

Srinivasan Beddhu, Guo Wei, Robin L. Marcus, Michel Chonchol, Tom Greene. Light-Intensity Physical Activities and Mortality in the United States General Population and CKD Subpopulation. CJASN, April 30, 2015 DOI: 10.2215/%u200BCJN.08410814

 

Comment apprendre à retourner le stress à son avantage?

Le stress est considéré comme l’un des grands maux de notre époque. Certains spécialistes considèrent cependant qu’il est possible d’en tirer une force, pour peu que l’on sache lui donner du sens.

Atlantico : Dans une interview accordée au Washinton Post au sujet de son livre The Upside of Stress (Les bons côtés du stress), la psychologue Kelly McGonigal explique que nous avons généralement trop tendance à entretenir une « relation toxique » au stress, alors que ce dernier pourrait être utilisé pour faire face à l’adversité de manière saine et intelligente. Quels éléments connus viennent à l’appui de cette interprétation du stress ?

Philippe Rodet : La psychologue Kelly McGonigal explique surtout que la perception que l’on a d’un événement va faire de nous une victime du stress ou un « combattant » moins vulnérable mais, malheureusement, cette notion n’est pas nouvelle. On sait que le comportement influe sur notre vulnérabilité au stress. Un trait assez caractéristique des Etats-Unis, l’optimisme, va diminuer les effets du stress sur l’organisme car il va nous aider à transformer les soucis en défis. Dans une vidéo, Kelly McGonigal explique d’ailleurs que « nous voyons une fois de plus que les effets néfastes du stress sur notre santé ne sont pas inévitables.

 

 

La manière dont vous pensez et dont vous agissez peut transformer la façon dont vous vivez le stress. » Dans leur ouvrage, « Le stress permanent », les Professeurs Pierre et Henri Lôo, Psychiatres à l’hôpital Saint-Anne à Paris, expliquent que « la personnalité optimiste intervient comme appoint correcteur du stress ».

On sait également que dans des situations extrêmes (avalanches, naufrages…), la survie la plus grande sera observée chez les personnes qui croient en leurs chances de survie à l’opposé des personnes qui, dès le départ, imaginent qu’elles ne s’en sortiront pas.

Une autre phrase de Kelly McGonigal, prononcée lors de la même conférence, est évocatrice. Elle dit que « donner un sens à votre vie est meilleur pour votre santé que d’essayer d’éviter l’inconfort ». Or, on sait depuis longtemps que le sens de la vie, du travail, a un effet bénéfique sur le stress. Un médecin français, le Professeur Philippe Davezies l’a déjà abordé. Il en est de même des travaux du Professeur Pierre Gagnon, psychiatre à Montréal et du Professeur Eli Somer à l’Université d’Aïfa, en Israël.

 

Ce qu’explique Kelly McGonigal revient à dire que si l’on a peur qu’un événement altère notre santé, on a plus de chance que cela soit le cas que si l’on se donnait les moyens de l’affronter. Mais, dans un passage d’un récent ouvrage « Le bonheur sans ordonnance », un des moyens de se protéger du stress s’appelle : « Aider à agir pour ne pas subir ».

Il est donc possible, au moins dans certains cas, de retourner le stress à son avantage ? Pouvez-vous nous donner quelques exemples de la vie de tous les jours ?

Kelly McGonigal précise que : « Lorsque vous choisissez de voir votre réponse au stress comme utile, vous créez la biologie du courage. » Plus simplement, on pourrait dire que les encouragements, qui vont nous aider à surmonter une période difficile, vont diminuer les effets du stress. On sait depuis 1997 que l’absence d’encouragements augmente le niveau de stress de plus de 31% chez l’homme et de plus de 43% chez la femme.

Ce qui est certain, c’est que dans des situations de grand danger à l’image d’un accident de la route par exemple, le stress, en optimisant nos performances pendant un temps très court, va augmenter nos chances de survie. La simple contraction de nos muscles va protéger notre thorax, notre colonne vertébrale et notre abdomen.

En dehors de ces cas extrêmes, il ne faut pas être paralysé par le stress mais se donner les moyens d’en annihiler les effets toxiques grâce à des comportements adaptés. Parmi ceux-ci l’optimisme qui nous poussera à voir plus le challenge que la difficulté est un atout important. Autre comportement protecteur du stress cité par Kelly McGonigal, la solidarité vis-à-vis de ses semblables : « Prendre soin des autres a créé une résilience. Et ainsi, nous voyons une fois de plus que les effets néfastes du stress sur notre santé ne sont pas inévitables.». Si, là encore, nous sommes tout à fait d’accord, l’approche n’est pas très récente. Hans Selye, l’homme qui a décrit la réaction du stress en 1936, parlait « d’altruisme égoïste » pour illustrer les bienfaits sur le stress de l’engagement dans une cause d’intérêt général.

 

Le stress peut-il néanmoins toujours être surmonté de cette manière ? Quelles sont les limites de ce raisonnement ?

Si l’on a un travail riche de sens, avec des objectifs ambitieux et réalistes, avec un juste niveau d’autonomie, si l’on bénéficie de retours positifs (encouragements, gratitude…), si l’on prend du plaisir à ce que l’on fait, on sera très peu vulnérable au stress. Notre comportement vis-à-vis de la difficulté joue également beaucoup, plus on sera optimiste, plus on aura confiance en soi, moins on sera vulnérable. Il s’agit donc de trouver les moyens d’inciter les dirigeants et les managers à adopter, vis-à-vis de leurs collaborateurs, des éléments de mangement simples, efficaces et éprouvés.

 

 

Il sera tout aussi important d’inviter tout un chacun à se doter de moyens capables d’augmenter son optimisme et son estime de lui.

En revanche, si un collaborateur a un N+1 brutal, dur, cassant, il sera en danger.

Si une maman a un enfant gravement malade, je vois mal comment lui expliquer qu’il faut qu’elle fasse de son combat un challenge… Je préférerais lui parler avec empathie pour aller chercher l’effet protecteur de celle-ci.

C’est peut-être là la principale limite du discours de Kelly McGonigal, il est plus adapté à un collaborateur qui veut réussir qu’à une personne qui vit ou traverse une situation difficile.

Finalement, l’approche de Kelly McGonigal se trouve déjà de manière indirecte dans la définition de l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail. Il est expliqué que « un état de stress survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ». On peut soit diminuer les contraintes, soit augmenter la perception des ressources. Un mixte entre la diminution des contraintes et l’augmentation de la perception des ressources semble intéressant.

L’état de stress n’est-il pas une posture de défense naturelle face aux événements ? De la perte de cheveux aux problèmes cardiovasculaires, comment expliquer que cet instinct de survie fasse tant de mal à notre santé ?

Dans les années 1970, voire 1980, on parlait beaucoup moins du stress. Que s’est-il donc passé ? D’une part, le nombre de sources de stress a augmenté de façon exponentielle avec l’arrivée notamment des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

D’autre part, les « facteurs de protection », pour reprendre une expression chère au Professeur canadien de Psychiatrie, Jean-Jacques Breton, se sont effondrés. Parmi les « facteurs de protection », on retrouve par exemple les liens sociaux authentiques, c’est-à-dire la qualité des relations que l’on a les uns avec les autres, le sens de notre vie, de notre travail, le fait d’avoir un but dans sa vie…

A côté de cela, l’activité physique a diminué au profit de l’investissement intellectuel. Or, l’activité physique est protectrice du stress.

Enfin, en période de grand stress, les hormones du stress tendent à augmenter le taux de sucre dans le sang et à faciliter la rétention de sel. Or, comme une hormone du stress passe dans la salive, elle augmente l’envie de produits sucrés et salés avec les risques que cela comporte au niveau de l’organisme.

Si l’on se donne les moyens de développer les facteurs de protection aussi bien à l’échelle individuelle que collective, si l’on augmente l’activité physique et si l’on est vigilant au niveau de notre alimentation, on peut tout à fait vivre bien avec un nombre significatif de sources de stress.

Pour se rapprocher de la pensée de Kelly McGonigal, je serais tenté de faire un parallèle avec deux maux de notre société ; d’une part l’augmentation du nombre de salariés stressés, d’autre part la baisse du nombre de salariés motivés. Si l’on cultive la motivation, le plaisir à s’engager, l’envie chez les collaborateurs, on sait que l’on diminuera les effets du stress. Là, est certainement la voie d’aujourd’hui et de demain…

Propos recueillis par Gilles Boutin sur Atlantico.fr

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-apprendre-retourner-stress-avantage-philippe-rodet-2127430.html

 

Prévention des TMS: Le salarié, un sportif de haut niveau!

Certains métiers demandent un effort physique important. Pendant huit heures par jour et parfois dans des conditions climatiques difficiles, le corps du salarié travaille parfois bien plus intensément que certains sportifs de haut niveau…

 

Avez vous déjà assisté à l’entrainement de joueurs professionnels de football ? Généralement, il débute à 10 heures pour se terminer vers midi. Dans le pire des cas, il recommence de 15 heures à 17 heures. Entre les siestes réparatrices, les sportifs passent également entre les mains expertes de kinésithérapeutes, ostéopathes et autres professionnels de santé entièrement obnubilés par les désordres physiques et parfois même psychiques de leurs protégés. L’effort physique fourni par certains salariés est parfois beaucoup plus intense…et pour eux, l’âge de la retraite ne sonne pas à 35 ans !

 

4 salariés sur 10 déclarent manipuler des charges dans le cadre de leur travail (enquête SUMER 2003). Dans l’industrie, la santé, le transport, le bâtiment…certains d’entres eux peuvent soulever jusqu’à 12 tonnes par jour ! La répétition d’une même tâche, la température ou le taux d’humidité sont autant de facteurs aggravants « le risque de troubles musculo-squelettiques ou TMS » un terme fourre tout qui englobe l’usure prématurée des articulations (tendons, cartilage…) ou encore des pathologies aigues (hernies discales, ruptures musculaires ou tendineuses…).

Une nouvelle loi en vigueur

 

Depuis Janvier 2012, une nouvelle loi prend en considération le risque de troubles musculo-squelettiques de ces travailleurs. Les entreprises de plus de 50 salariés (dont au moins la moitié de l’effectif est exposée à un des facteurs de pénibilité) sont obligées de prendre des mesures de prévention et d’établir des fiches d’exposition aux facteurs de risques qui seront versées au dossier médical du salarié. Elles s’exposent à des pénalités financières importantes en cas « d’oubli ». Beaucoup d’entre elles, voyant exploser leurs chiffres d’accidents du travail ou sous la pression des syndicats, ont pris des mesures de prévention bien avant que la loi ne les y oblige. Souvent la seule solution concrète proposée réside dans l’achat de matériels plus ergonomiques ou au mieux le recours à des formations standards « Gestes et postures » où pendant deux jours le formateur explique que « ce n’est pas bien de se baisser pour soulever un charge avec les jambes tendus et le dos rond »…C’est vrai mais c’est largement insuffisant pour être efficace.

 

Des exercices de musculation et d’étirements pour les salariés

 

Ceux qui proposent ce type de solutions oublient une chose essentielle, les salariés aux tâches physiques, comme les sportifs de haut niveau doivent apprendre à préparer et à protéger leurs corps. Dans de nombreuses situations de travail, la machine ne pourra pas remplacer le geste de l’homme et l’outil ergonomique sera inadapté et délaissé par son utilisateur. Un programme d’exercices de musculation spécifiques et d’étirements musculaires et tendineux doit être réalisé pour chaque salarié en fonction de son poste de travail.

Sa gestuelle doit également être analysée, décortiquée pour corriger les postures adoptées naturellement mais néfastes pour son corps. Une fois « armé » de ces solutions pratiques, le salarié est capable d’agir dès les toutes premières douleurs. Cette réactivité permet ainsi d’éteindre précocement les réactions inflammatoires avant leur flambée.

Les chefs d’entreprise doivent donc, en s’appuyant sur la récente loi sur la pénibilité, apporter à leurs salariés des outils concrets de protection et de prévention. Ils ne devraient plus hésiter longtemps tant la gestion des accidents du travail, maladies professionnelles et mesures de reclassement demeure souvent complexe et coûteuse. Elle le deviendra sans doute de plus en plus avec l’allongement prévisible du temps de travail dans les années à venir.

Avril 2012

Fabien Segura, Gérant AT Prévention, Kinésithérapeute et Ostéopathe D.O., Formateur Prévention des tms et rps

« Protégeons-nous des effets du stress plutôt que d’avaler des anxiolytiques »

Comment ne pas se laisser envahir par le stress et retrouver le goût du travail, malgré le pessimisme ambiant? Les réponses du docteur Philippe Rodet, médecin et auteur de Le bonheur sans ordonnance, aux internautes de l’Express.

Aujourd’hui, le stress est beaucoup plus souvent mauvais que bénéfique », prévient Philippe Rodet, qui livre ses conseils pour retrouver la sérénité au travail.

Lesalarié: Y’a-t-il un bon et un mauvais stress?

Si le stress est isolé et/ou accompagné d’une activité physique, il peut être bénéfique. Lors d’un accident de voiture, il peut nous sauver la vie. En revanche, lorsqu’il est chronique, que l’on ne le contrôle pas, il est facilement problématique. A l’heure actuelle, il y a beaucoup plus de cas où il est mauvais que de situations où il est bénéfique. 

amidala: Ne pensez-vous pas que notre forte consommation d’anxiolytiques vient surtout du fait que les médecins ont la main lourde sur la prescription et traitent les symptômes plutôt que le mal lui-même?

Je pense qu’il y a deux raisons. Les anxiolytiques sont faciles à prescrire. Mais ils sont aussi faciles à consommer. Nombre de personnes préfèrent avaler un comprimé que passer quelques minutes tous les soirs à se protéger des effets du stress. Les anxiolytiques ne traitent en effet que le symptôme.

Yikou: Quels seraient vos conseils pour déconnecter du boulot quand on rentre chez soi?

Il est utile de faire une coupure. Lorsque l’on est au travail, on consacre quelques minutes à faire la liste des difficultés de la journée. On reprend ensuite en une minute chaque point à l’origine de difficultés. Soit on trouve une solution et il n’est plus un problème, soit on n’en trouve pas et on le planifie dans son agenda pour le gérer dans les jours à venir. Ainsi, lorsque l’on quitte son travail, on sent que tout est sous contrôle.

flonmi: Ne faut-il pas revoir l’encadrement, la hiérarchie qui écoute mais n’agit pas pour atténuer les tensions au travail (pas d’esprit d’équipe, demander toujours plus sans considération du travail apporté, et parfois irrespect des salariés entre eux)?

Vous avez raison! Il faut cultiver l’esprit d’équipe, renforcer la cohésion… Il est aussi indispensable de considérer les salariés, c’est un merveilleux moyen de diminuer le stress. Il faut repenser le travail, faire en sorte que de plus en plus de personnes aient envie d’y aller, aient de bonnes relations avec leurs collègues, inciter chacun à faire des efforts. La hiérarchie a tout intérêt à diminuer les tensions et à donner envie aux collaborateurs de travailler ensemble. Elle y parviendra d’autant mieux qu’elle donnera du sens, qu’elle laissera un peu d’autonomie génératrice de confiance, qu’elle sera capable de prodiguer des encouragements, de donner de la gratitude, de tout faire pour être perçue comme juste, de reconnaitre d’éventuelles maladresses. Ces comportements favorisent la motivation, la cohésion, diminuent le stress et renforcent la créativité…

« Faites le bilan des éléments négatifs et positifs de la journée »

Anonyme: Comment agir face à un manager caractériel qui vous prend pour un bouc émissaire?

Vous protéger, vous, des effets du stress dans un premier temps et prendre du recul. Pour ce faire, le soir, faites le bilan des éléments négatifs et positifs de la journée et forcez-vous, en vous couchant, à penser aux trois éléments les plus positifs. Au bout de trois semaines, vous serez moins stressé et par la suite, vous prendrez plus facilement du recul.

Sylvie75: Pourrais-je vous demander s’il est possible d’échapper au stress lorsque l’on a un métier peu intéressant et des conditions assez contraignantes?

Dans ce cas, cultivez une passion en dehors de votre travail, engagez-vous dans une cause qui vous semble juste, l’engagement est puissamment protecteur. En outre, essayez quand même de voir dans votre travail ce qu’il peut contenir comme intérêt, comme source de sens. Essayez de faire émerger cette belle notion qu’est le « job crafting »: il s’agit d’enrichir de sens une activité qui en est pauvre. On se rend compte que peu d’activités sont sans sens, on ne nous aide simplement souvent pas assez à le voir.

JK: Mes chefs ne me font jamais de retour sur mon travail, positif ou négatif, et cela nuit à ma motivation. J’ai beau puiser dans mes ressources personnelles pour trouver encore l’envie de lancer des projets, j’ai de plus en plus de mal à me motiver et à prendre plaisir dans mon travail. Est-ce normal et que faire?

Vos chefs devraient en effet vous faire des retours positifs et négatifs, à condition de faire plus de positifs que de négatifs s’ils veulent vous motiver. S’ils n’en sont pas capables, notez le soir, sur un carnet, vos petits succès. Au bout de quelque temps, vous allez augmenter votre sentiment d’efficacité personnelle, et votre motivation reviendra malgré l’absence de retours de vos chefs. Vous irez même jusqu’à améliorer votre créativité.

carompv: Le sentiment de ne pas être considérée, jamais de réunion (sauf pour les autres), les échanges entre deux portes, uniquement par SMS ou par mail, voici ce que je vis dans ma boîte! Une proposition d’entretien qui depuis trois mois est annulée et sans suite! Comment faire pour dire les choses sans que cela ne se retourne contre moi?

Je crois que dans tous les cas, on a intérêt à dire les choses, une récente étude vient de prouver qu’il était préférable sur le plan de la santé de dire à son manager ce qui ne va pas. En revanche, il faut bien le dire. Commencer par aborder ce qui va bien et ensuite seulement, ce qui est à améliorer, quitte à expliquer les conséquences néfastes d’une telle attitude pour soi. Une étude plus ancienne avait montré qu’il était bénéfique pour le collaborateur en termes de santé et pour les capacités du manager.

« Le sport permet de ‘consommer’ certaines hormones du stress »

Riri: Comment savoir si les symptômes que l’on a (type problèmes digestifs, cardio-vasculaires) sont liés au stress?

Il faut qu’il y ait plusieurs signes évocateurs d’un haut niveau de stress, un seul ne suffit pas à alerter. Il faut tout d’abord voir votre médecin pour éliminer une cause organique, une maladie classique. Ensuite, si le bilan est négatif et si les symptômes sont évocateurs d’un haut niveau de stress, on peut penser à cette origine. Mais dans tous les cas, il faut faire un bilan initial solide pour éviter de passer à côté d’une origine autre.

Slimo: Pour mon premier CDI, je travaille avec des personnes vers l’âge de la retraite, qui s’emportent très vite. Comment gérer un collègue à caractère « difficile » et comment ne pas être sous le stress de cette personne? Un problème qui me préoccupe même après le boulot.

Face à une personne hostile, il faut là encore arriver à prendre du recul. Vous pouvez essayer d’attirer leur attention sur le fait que certains comportements sont destructeurs chez vous. Mais, certaines personnes ne changeront pas. Il me semblerait bien là aussi de recourir à mon petit tableau. Le soir, faites le bilan des éléments négatifs et positifs de la journée et forcez-vous, en vous couchant, à penser aux trois éléments les plus positifs. Au bout de trois semaines, vous serez moins stressé et par la suite, vous prendrez plus facilement du recul. Je pratique cela depuis plus de quatre ans avec des résultats formidables. Des informaticiens sensibilisés à cette démarche sont en train de faire une application pour faire connaître cette technique tellement ils l’ont trouvée efficace.

Nico87: Pourquoi faire du sport est-il utile contre le stress?

Lorsque vous faites du sport, vous allez sécréter au niveau de vos muscles une substance qui va éviter la transformation d’une autre substance dommageable à votre cerveau. En outre, vous allez « consommer » certaines hormones libérées en cas de stress et vous serez beaucoup mieux. Il s’agit d’une activité physique régulière et modérée, par exemple marcher trente minutes par jour.

Nina: Est-ce que prendre des anxiolytiques peut être utile quand même dans certains cas pour un stress passager? Y’a-t-il un risque d’accoutumance?

Dans des cas de stress important liés à de grandes difficultés de la vie, il est bien de prendre des anxiolytiques. En revanche, il ne faut pas que ce soit une prescription au long cours car le risque de devenir dépendant est réel. Les anxiolytiques sont indispensables lors de phases aiguë, mais ne doivent pas se substituer à un bon échange lors d’événements difficiles mais pas dramatiques de la vie.

Anne: Quand on est attaqué par nos responsables sur son savoir-être (trop enthousiaste, trop bavarde, trop pressée…), faut-il répondre ou laisser couler?

J’adore avoir des collaborateurs enthousiastes, vos responsables ne mesurent pas leur chance. Vous pouvez justifier votre comportement et s’il n’est pas compris, laisser couler mais, surtout, ne changez pas. Trouvez une activité en parallèle où vous pourrez exprimer votre enthousiasme, engagez-vous dans un beau projet en extra-professionnel.

« L’envie protége du stress »

Lu: Le stress fait partie de mon métier, je ne me vois pas travailler sans et c’est même cette tension qui me motive. Est-ce que ça peut être mauvais pour ma santé pour autant?

Si vous prenez du plaisir à ce que vous faites, vous êtes certainement plus motivé que stressé. Lorsque je prenais des gardes au Samu, je n’étais pas très stressé car j’avais très envie d’aider, de sauver. C’est l’envie qui me protégeait du stress. C’est peut être votre métier qui vous motive, plus que le stress lui-même.

Jeanne: On dit que les Français sont pessimistes mais il y a des raisons de l’être en ce moment non? Comment « positiver » quand même?

Vous avez raison, mais il y a aussi des raisons d’être optimistes. Pour voir la vie du bon côté, tous les soirs, je repense à ce que j’ai vu de beau dans la journée et surtout, j’essaye de voir à quoi j’ai pu contribuer et qui soit bien. Je pense que nous vivons une période qui va déboucher sur de grands changements dans le monde du travail. Il faut que chacun de nous se mobilise, mais c’est possible. Imaginez, il y a dix ans, on ne parlait presque pas du stress au travail. Aujourd’hui, on admet qu’il faut agir dessus.

Alain: Employé d’une plateforme d’appels, le stress dans mon équipe est très important, surtout à cause de la charge de travail. Nous sommes tous sous pression, ce qui dégrade nos relations, certains collègues devenant même très désagréables. Auriez-vous des conseils à nous donner pour retrouver une équipe « heureuse »?

Votre travail est en effet très difficile. Il me semblerait bien de renforcer les relations entre personnes de la plateforme en organisant des petits moments conviviaux. Il me semblerait également opportun de bien expliquer à chacun l’importance de son rôle pour renforcer le sens. Enfin, en fin de semaine, en équipe, passez quelques minutes à réfléchir à ce qui s’est bien passé dans la semaine. Vous pouvez aussi aider chacun à se protéger, en vous référant à ma technique déjà abordée de petit tableau qui aide à faire la part des choses.

Yann: Je trouve vos conseils utiles mais ne risquent-ils pas de dédouaner les managers et même les organisations dans leur ensemble de leurs responsabilités?

Les managers ont un rôle majeur à jouer sur la qualité de vie au travail. Ils peuvent grandement améliorer des situations difficiles en donnant du sens, en laissant un peu d’autonomie, en faisant des retours positifs, en étant justes… En revanche, vous avez raison, ce ne doit pas être l’occasion d’en profiter pour accepter des organisations impossibles. Il faut convaincre au plus haut niveau de l’entreprise que l’être humain n’est efficace que sous un faible niveau de tension.

« Il ne faut pas s’affranchir d’une réflexion sur les conditions de travail »

Pr0d: Comment promouvoir la sieste ou micro sieste au travaille lorsque le culte de la productivité écrase toute alternative? Je pense notamment au travail sur écran mais pas uniquement.

Et si la micro sieste permettait de renforcer la productivité? Ce n’est pas être présent en permanence qui génère des résultats, surtout si l’on est épuisé et que l’on ne parvient pas à se concentrer. Il va falloir que l’on comprenne que la performance vient de la qualité de vie et non du temps passé.

Anonyme: En individualisant à outrance le rapport au travail (ce qui ne peut que renforcer le sentiment de culpabilité du sujet en le rendant personnellement responsable de sa situation) et en occultant toute approche collective, cette nouvelle mode du stress au travail n’est-elle pas un prétexte qui permet de s’affranchir d’une réflexion de fond sur les conditions de travail?

Il ne faut pas s’affranchir d’une réflexion de fond sur les conditions de travail, vous avez raison. Il faut aussi voir l’importance du collectif de travail sur la qualité de vie. Il faut également cesser de considérer que quelqu’un qui souffre est fragile, tout le monde peut traverser une période difficile dans sa vie. En revanche, je ne pense pas que le stress au travail soit une mode.

k: Avez-vous l’impression que les entreprises prennent conscience du problème? On a parlé du stress, puis des suicides, maintenant des burn-out mais rien ne change!

Je pense qu’une prise de conscience s’opère. Il y a eu une période de négation complète, mais on avance. Certes, vous pourrez me dire que ce n’est pas assez vite, mais on perçoit des changements. De plus en plus d’entreprises essayent de mettre en place des stratégies efficaces. J’interviens dans une association de dirigeants (APM) et je peux vous assurer que le sujet que j’aborde est écouté, chacun prenant conscience de son importance. Enfin, les jeunes générations très sensibles à cette thématique vont aider à faire avancer les choses.

Philippe Rodet a travaillé comme médecin urgentiste, notamment au Samu et dans le cadre de missions humanitaires. Il est aujourd’hui conférencier et consultant spécialiste du stress au travail, à la tête du cabinet Bien-être et Entreprise. Il vient de publier Le bonheur sans ordonnance, aux éditions Eyrolles.

Debout, les damnés des écrans !

« Cela fait 12 mois que je ne travaille plus assis sur une chaise. Je suis programmeur. J’exerce en milieu rural, dans les Cévennes ». C’est ainsi que se présente Benoit Pereira da Silva (@bpereiradasilva) sur la scène de Lift France, avec calme et douceur. Son titre s’affiche sur l’écran de sa présentation derrière lui : « marcheur-programmeur », version post-post moderne du « chasseur cueilleur ».

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Image : Benoit Pereira da Silva arpentant de long en large la scène de Lift France.

La chaise tue beaucoup

pereira02La bipédie est une caractéristique physique des homo sapiens et de quelques autres espèces. La nôtre est permanente, comme l’autruche, explique le développeur qui sait aussi se faire anthropologue. Nos corps et nos capacités cognitives fonctionnent de la même manière que nos ancêtres. « Notre corps biologique est celui du temps de l’évolution, plus que celui du temps de mutation des techniques ou du temps des transformations des modes de vie. » Alors que nos capacités de traitement informatique n’ont cessé de progresser, nos capacités cognitives, elles n’évoluent pas. Et nos capacités physiques ? Benoit Pereira da Silva présente un amusant graphique où il rapproche l’évolution dans le temps de ses capacités cognitives (stables), des capacités de traitement des ordinateurs qu’il utilise et de son poids. Sur le graphique, sa prise de poids jusqu’en 2013, date où il s’est mis à travailler en marchant, est on ne peut plus régulière.

« Notre bipédie n’est plus permanente. Nous passons beaucoup de temps assis ou allongé alors que notre corps est un corps de marcheur, adapté au mode de vie actif des chasseurs cueilleurs », explique-t-il en arpentant la scène de droite à gauche sans jamais s’arrêter, comme si le fait de marcher était le meilleur moyen pour nous en convaincre. Pour lui, ce décalage, ce hiatus est le signe d’un problème de fond, de rythme entre nos modes de travail et de vie. « Les travailleurs du numérique sont tous assis devant des bureaux. Nos corps s’engraissent. Notre système lymphatique déraille. Les cancers et les maladies cardio-vasculaires augmentent. La chaise tue beaucoup. »

Benoit Pereira da Silva à son tapis de marche dans son bureauUn arrêté de la Cour européenne d’avril 2013 est pourtant venu rappeler que tout travailleur pouvait avoir accès à une table ajustable en hauteur pour travailler debout. Pourtant, la plupart des employés de bureau travaillent assis, au moins huit heures par jour. Pour le développeur activiste de la santé, il faut accorder la transformation radicale de nos modes de vie à notre réalité biologique. C’est un impératif de santé publique. En 2009, il a entendu parler des bureaux debout et a lu des témoignages d’informaticiens qui étaient passés au bureau debout voir au bureau marchant, en y ajoutant un tapis roulant. Il a lu l’essai de Frédéric Gros, Marcher, une philosophie. Et a lu les propos du docteur James Levine, qui vient de publier Get Up, qui raconte l’origine de sa lutte contre la posture assise. Inspiré par cette expérience, mal à l’aise avec sa prise de poids, Benoit décide de commencer à travailler debout, puis acquiert un tapis de marche pour ne plus travailler qu’en marchant.

Développer son chiffre d’affaires au kilomètre parcouru

« La marche est un effort doux et continu. Qui prend le contrepied des pratiques par « spasmes »" (c’est-à-dire des pratiques qui nécessitent un effort court et intense, comme la course par exemple, NDE). La marche est une activité lente qui s’inscrit dans un temps long. C’est une activité inconsciente, d’arrière-plan, et qui redonne la faim, le sommeil, épuise, améliore la circulation et consolide les muscles. Contrairement à d’autres activités sportives, elle permet d’être actif sans s’obséder. »Benoit a perdu 20 kilos sans faire aucun régime, juste en marchant en travaillant. Il a retrouvé des cycles de sommeil profond. La faim. La marche a donné une limite à ses journées de travail. Son épuisement physique correspond au temps de travail adéquat d’environ huit heures par jours.

Pourtant, marcher à l’intérieur, sur un tapis roulant n’était pas pleinement satisfaisant. Son statut de consultant lui permet de dégager du temps d’expérimentation. Il imagine alors un bureau nomade pour marcher dans les champs, sur les chemins… Avec l’aide de quelques partenaires, Benoit Pereira da Silva se lance dans la conception d’un bureau nomade, tout terrain, autonome en énergie. Après plusieurs prototypes, il conçoit un bureau équipé d’une caméra montée sur un drone pour partager son expérience. Il met au point un dispositif complexe, équipé d’une carriole pour tirer un panneau solaire pour lui fournir de l’électricité et une batterie… Un dispositif assez lourd qui totalise 50 kilos, dont 25 portés par la carriole (vidéo). Cet été, il a marché 100 km dans les Cévennes.

 

« Comme les entreprises possèdent des tableaux de bord, j’ai mis en place un tableau de bord de moi-même. » Sur son tapis roulant, Benoit marche à 3 km/h et réalise 20 à 30 km par jours. Il a marché 6333 km sur son tapis depuis 2013, dont 4111 km en 2014. Il marche en moyenne 8 heures par jour. Il a marché en travaillant 333 jours sur 452 depuis le 25 juillet 2013. Il utilise le Pulse de Withings pour compter ses pas, mesurer son temps de sommeil, son rythme cardiaque. La semaine dernière il a fait 271 000 pas, soit environ 207 km. Il produit un journal de données psychométriques et physiologiques, depuis Hours Tracker (un outil pour mesurer son temps de travail et facturer ses clients), depuis les données produites par son tapis roulant, depuis la balance connectée de Withings pour surveiller son poids, depuis Sloccount pour mesurer le nombre de lignes de code qu’il réalise. Il est capable de mesurer son « chiffre d’affaires au kilomètre parcouru ». Un chiffre d’affaires qui progresse. Pour lui, les résultats sont éminemment positifs. Son poids, son sommeil, son travail… tout semble sous contrôle.

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Pour lui, l’avenir du travail doit imaginer des choses compatibles avec nos réalités biologiques, conclut le développeur marcheur. Nous devons réfléchir à des couloirs de marche pour téléphoner, à des open spaces équipés de tapis roulant, à des circuits piétons, à des parcs et fermes pour travailleurs ambulants, à des champs et parcours de travail… Les prototypes qu’il imagine et que d’autres imaginent aussi montrent que les bureaux nomades doivent être encore perfectionnés. On doit encore inventer les pupitres mobiles, les « habits bureaux », les systèmes immersifs, les interfaces d’interaction vocale… Les employeurs doivent s’intéresser à ces systèmes, insiste-t-il. « Il est de notre devoir d’inventer, d’expérimenter, de tester, d’incuber des idées, des astuces, d’imaginer des systèmes libres pour fabriquer des dispositifs à bas coûts », explique-t-il en invitant à rejoindre la communauté des travailleurs marcheurs. La marche, le fait de nous mettre debout est ce qui nous a fait hommes. Comme nous le disions il y a peu, nos outils ne peuvent nous faire oublier notre corporalité.

Hubert Guillaud   http://internetactu.blog.lemonde.fr/2014/12/06/debout-les-damnes-des-ecrans/#xtor=AL-32280270

Bien-être au travail : sans verdure, les salariés font grise mine

Bien-être au travail : sans verdure, les salariés font grise mine
L’absence d’éléments naturels comme le bois ou les plantes vertes dans les espaces de travail stressent davantage les salariés. (Le Parisien/ Philippe de Poulpiquet)

Avis à tous les DRH et chefs d’entreprise ! Si vos salariés sont «ramollos» au boulot, s’ils font la tête en arrivant à leur bureau et si vous attendez depuis huit jours un rapport d’une extrême urgence, il existe une solution…

Selon le professeur britannique Cooper, spécialiste des organisations de travail pour le compte de la société française Interface sur 3 600 salariés dans huit pays, dont la France, les salariés ont besoin de verdure et d’espaces verts pour être au top de la performance. 
Selon cette étude dévoilée par France Info, 21% des salariés qui bénéficient d’un environnement avec de la lumière naturelle, des espaces verts, des zones sans bruit, ou encore de la vue sur l’eau se disant heureux de venir au travail contre la moitié si tous ces éléments ne sont pas réunis.

Mieux même : si 67% des salariés traînent un peu les pieds à l’heure de l’embauche quand les espaces sont accueillants, ils sont 74 % si le gris domine.

Une autre étude de l’université de l’Oregon avait déjà montré qu’il pouvait y avoir une différence de 10% sur l’absentéisme des salariés selon qu’ils étaient ou non en contact avec la nature. Du coup, la productivité s’en ressent. Elle serait de 8% supérieure quand les bureaux sont dotés d’éléments naturels comme la présence de bois, d’eau et de végétaux qui suivent le rythme des saisons.

Autre facteur important, la couleur: «Dans l’environnement de travail, notre recherche montre que l’utilisation de couleurs muettes comme le marron et le gris sont associés à des niveaux plus élevés déclarés de stress. En revanche, les employés dans les bureaux avec des couleurs vives d’accent (rouge, jaune, violet, orange, vert et bleu) ont déclaré des niveaux de stress moins importants et un meilleur taux de productivité». Les français préfèrent l’orange, le bleu pour les espagnols.

Leparisien.fr

L’abus de smartphone nuit à la colonne vertébrale

Les écrans mobiles nous obligent à baisser la tête. Cette posture n’est pas sans conséquences sur le dos et la santé en général.

Entre les statuts Facebook, les tweets et les photos Instagram postées à longueur de journée, nous passons trop de temps, tête baissée, à scruter le petit écran de notre smartphone: en moyenne deux à quatre heures par jour, soit 700 à 1400 heures par an. Et nous martyrisons notre dos, peut-on lire sur le site de la chaîne américaine CBS.

L’article se base sur une étude publiée dans le magazine Surgical Technology International par le docteur Kenneth Hansraj, chef du service de chirurgie de la colonne vertébrale à la clinique New York Spine Surgery and Rehabilitation Medicine. Il s’est intéressé aux conséquences de la «bad smartphone posture», la mauvaise position due au smartphone.

Il explique qu’une tête d’adulte pèse en moyenne entre 4,5 et 5,5 kilos quand elle est droite. Plus on la penche, plus on fait peser un poids important sur ses épaules. Incliné à 60 degrés, notre crâne pèserait l’équivalent de 27 kilos, soit plus lourd qu’un enfant de 7 ans, comme le détaille le schéma du docteur Hansraj, reproduit ci-dessous (1 livre = 0,453 kilo).

Baisser la tête de 60° pour se concentrer sur ses textos revient à faire peser 27 kilos sur ses épaules, selon le Dr Kenneth Hansraj.

Une telle pression sur les épaules peut conduire à «une usure prématurée, une déchirure, une dégénérescence et donc d’éventuelles chirurgies» de la colonne vertébrale. Autres maux auxquels s’exposent les smartphones addicts: migraines, dépression, constipation et même problèmes cardiaques.

Pour alléger la pression sur la colonne vertébrale, il faut au contraire adopter une position où «les oreilles sont alignées avec les épaules et ces dernières rejetées en arrière». Selon CBS, d’autres études démontrent même que se tenir bien droit peut améliorer le bien-être. En effet, un bon alignement de la colonne vertébrale augmente le niveau de testostérone ou de sérotonine et diminue le niveau de cortisol, l’hormone du stress.

«Il est quasiment impossible de ne pas utiliser les technologies qui engendrent ces problèmes de santé, conclut le médecin, mais chacun devrait au moins faire l’effort de regarder son smartphone en adoptant une meilleure position, et en évitant de passer des heures au quotidien penché sur ces appareils.»

Amel CHETTOUF   sur Libération.fr

Le stress plus dur pour le cœur des femmes

Après un infarctus, elles vont pourtant moins souvent que les hommes en rééducation, où l’on apprend à gérer les situations stressantes.

 

Depuis une dizaine d’années, plusieurs études ont clairement démontré l’action négative du stress sur les maladies cardiovasculaires. Il serait même l’un des principaux facteurs de risque pour les candidats à la crise cardiaque, juste derrière le tabac et le cholestérol. Mais nous ne réagissons pas tous de la même manière face aux agressions. Et l’impact du stress sur le système cardiovasculaire pourrait même varier en fonction du sexe.

«Nous devons être particulièrement vigilants et prendre en compte les risques liés au stress chez la femme. D’autant qu’après un infarctus, les femmes vont deux fois moins souvent que les hommes en rééducation, alors que c’est là qu’on va leur apprendre à gérer leur stress», souligne le professeur Claire Mounier-Vehier, vice-présidente de la Fédération française de cardiologie, qui a rendu public, le 17 octobre, son livre blanc pour un plan cœur, dans lequel un chapitre entier est consacré aux femmes, «ces grandes oubliées des maladies cardiovasculaires».

Une étude publiée dans le Journal of American College of Cardiology renforce cette nécessité. Le professeur Zainab Samad, de la Duke University (États-Unis), a suivi 56 femmes et 254 hommes soignés pour une pathologie cardiaque. Ces 310 personnes ont effectué trois tâches générant du stress: un test de calcul mental, un test de dessin en miroir et une conversation téléphonique avec une personne en colère. Elles ont ensuite participé à un test d’effort en courant sur un tapis roulant. Au cours de ces exercices, puis durant les phases de repos, la fréquence cardiaque, la pression artérielle ou encore des échantillons sanguins ont été analysés afin d’évaluer la réponse de l’organisme.

Des réponses physiologiques différentes

Les chercheurs ont constaté que les femmes exposées au stress mental sont plus susceptibles de souffrir d’une ischémie myocardique, c’est-à-dire un manque d’oxygène du tissu musculaire. Elles ont également une augmentation plus importante de l’agrégation plaquettaire et donc plus de risque de développer des caillots sanguins. Enfin, le stress génère plus d’émotions négatives chez les femmes. Le risque serait donc plus important pour elles que pour les hommes, chez qui le stress provoque une élévation de la tension artérielle et une modification du rythme cardiaque.

«Les réponses physiologiques différentes au stress mental chez les hommes et les femmes ayant une maladie coronaire pourraient expliquer certaines différences liées au sexe qui ont été constatées dans cette maladie», explique le professeur François Carre, cardiologue et professeur de physiologie cardiovasculaire à Rennes. Des études complémentaires sont cependant nécessaires pour analyser les effets du stress sur le long terme. De plus, le nombre relativement faible de femmes étudiées par rapport au nombre d’hommes et surtout l’absence de groupe contrôle de sujets sains fait que l’on ne peut savoir si les modifications observées sont dues uniquement au sexe, à l’expression de la maladie ou à l’association sexe-maladie, rappelle le spécialiste. Néanmoins, le professeur Zainab Samad estime que les médecins devraient prendre en compte ces différences entre les hommes et les femmes dans la prise en charge des malades coronariens. Car, comme le rappelle la Fédération française decardiologie, les femmes bénéficient de moins d’angiographies, de moins d’électrocardiogrammesd’effort, de moins d’angioplasties, de moins de pontages… Avec, pour conséquence, une mortalité plus élevée de 7 % par rapport aux hommes. De quoi stresser les femmes!

Par Anne Prigent sur Le figarosanté.fr

Santé et sécurité au travail: L’employeur a obligation de résultat !

Pour les chefs d’entreprise, l’année 2002 marque un tournant en matière de responsabilité en santé au travail. D’une obligation de moyen, ils sont depuis soumis à une obligation de résultat.

 

« En  vertu du contrat de travail le liant à son salarié, l’employeur est tenu envers celui-ci d’une obligation de sécurité de résultat, en ce qui concerne les accidents du travail et les maladies professionnelles… ».  C’est la chambre sociale de la cour de Cassation qui le dit 28 février 2002. Le Code du travail stipulait déjà cette obligation générale. L’employeur doit ainsi « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (art. L.4741-1) en se basant sur les neuf « principes généraux de prévention (art. L.4121-2). Il doit également régulièrement « évaluer les risques professionnels dans un document unique » (art. L.4121-3) et « consigner dans une fiche les conditions de pénibilités auxquelles le travailleur est exposé » (art. L.4121-4).

 

Une responsabilité civile et pénale !

 

L’inspection du travail est très vigilante sur ce sujet : 63% de ses interventions sont en rapport avec la santé et la sécurité. La responsabilité de l’employeur est doublement engagée : au civil (indemnisations…) et/ou au pénal (amendes allant jusqu’à 9000 euros par salarié en cas de récidive et une peine d’emprisonnement d’un an). Cette sévérité s’explique. Certaines infractions constituent des atteintes involontaires à la vie et à l’intégrité physique ; elles  sont alors qualifiées de délits (homicide involontaire, blessure involontaire…). Le critère de faute inexcusable est retenu à cette date, par la Cour de cassation « …lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver ». Le salarié, lui, s’expose aussi à des sanctions disciplinaires s’il ne respecte pas les instructions en matières de santé sécurité au travail pour lui et les autres personnes concernées par ses actes ou omissions…

 

Un rapport gagnant/gagnant !

 

La tâche se complexifie donc pour les dirigeants d’entreprise, ils ont en effet le devoir d’anticiper tous les dangers, d’évaluer les risques régulièrement et pour chaque situation (aménagement de poste, changement d’équipes, de normes, de postes, de procédé de fabrication, d’équipement…) mettre en place des actions de prévention avec une obligation de résultat. Si les efforts à fournir pour atteindre la santé et la sécurité au travail peuvent paraître fastidieux, le résultat est toujours gagnant/gagnant pour l’employeur et le salarié. Cerise sur le gâteau, deux études (AISS en 2011 et OPPBTP en 2013) démontrent que pour un euro investi en santé sécurité au travail, le retour sur investissement est en moyenne de 2,2 euros…

 

 

Fabien Segura, gérant, formateur AT PREVENTION

LE SPORT EST IL BON CONTRE LE STRESS ?

Le sport peut vous aider à lutter contre le stress. Il recèle de nombreux bienfaits. Mais attention ! Mal pratiqué, il peut accroître votre stress et vous faire sombrer dans la dépression !

Par le docteur Stéphane CASCUA, médecin du sport.

 

Vous quittez le bureau. Vous n’avez pas vu  la journée passer ! Depuis ce matin vous êtes sous pression : les dossiers délicats se sont accumulés… et les tensions avec les collègues se sont accentuées. Heureusement, maintenant, vous avez rendez-vous avec vous-même ! Une petite heure de gym est au programme ! Vous allez vous détendre !

Le stress, c’est quoi ?

Le stress constitue l’ensemble des réactions chimiques permettant de s’adapter à une situation nouvelle. Chaque fois qu’un problème se pose à votre travail, il faut y répondre… et vous stressez. Le corps libère dans la circulation sanguine des hormones stimulantes. Ce sont essentiellement des substances proches de la fameuse « adrénaline ». Pour aider l’organisme à assumer ces contraintes, le cerveau sécrète aussi des produits antidouleurs appelés « endorphines ».

Le stress, ça sert à quoi ?

Le mécanisme chimique du stress n’est pas parfaitement adapté à notre vie moderne et sédentaire. Bien sûr, cette décharge hormonale éveille vos capacités intellectuelles et vous aide à assumer la pression mais elle fait aussi monter votre tension artérielle et surcharge votre sang en sucres et en graisses. Ce processus a surtout permis la survie de nos ancêtres. Lorsque l’homme de Cro-Magnon croisait un ours, il vivait un stress ! Il lui fallait s’adapter à cette situation inattendue, il lui était indispensable de fuir ou de combattre ! Il devait fournir un effort violent… et le stress allait l’y aider ! Ses hormones provoquaient l’accélération de son cœur et libéraient son énergie, il pouvait courir ou frapper ! Les « endorphines » réduisaient ses souffrances, il lui était possible de continuer la lutte malgré les blessures. Il survivait ! Son descendant pourrait travailler dans un bureau et faire de la gym !

Le sport contre le stress, comment ça marche ?

Vous l’avez compris, le stress est une réaction de l’organisme particulièrement adaptée à l’exercice physique. Aussi vous concevez aisément que le sport puisse être considéré comme un « consommateur de stress ». Tout se passe comme si les hormones et les calories libérées pendant la journée étaient brûlées au cours de l’effort ! L’entraînement se comporte aussi comme un « apaiseur de stress ». Le corps du pratiquant assidu prend la bonne habitude de mieux se reposer au cours des périodes de récupération. Le taux basal d’hormones du stress diminue. C’est pourquoi les sportifs entraînés, bénéficient d’un rythme cardiaque de repos plus lent que les sédentaires. L’exercice physique est un véritable « entraîneur au stress ». Grâce au sport, vous habituer votre corps à décharger les hormones du stress. Ainsi, vous assumez plus aisément les tensions psychiques inhérentes à la vie quotidienne. Votre stock en substances stimulantes est plus important, vous risquez moins l’épuisement et la dépression. L’exercice physique est source de « bienêtre antistress ». Les «endorphines » produites à l’effort pour aider l’organisme à assumer les douleurs laissent au repos une sensation de plénitude. Ces hormones pourraient, en partie, justifier la dépendance psychologique aux activités physiques. Le sport, et tout particulièrement, la compétition peut agir comme « régulateur de stress ». En effet, pour obtenir de bons résultats, il faut un minimum de motivation. Sur la ligne de départ, le cerveau un peu anxieux se met sous tension et s’éveille, les muscles et le cœur se préparent et bénéficient des quelques stimulations hormonales. Sans aucun stress, l’organisme ne parvient pas à entrer en action et la performance sera médiocre. Si la pression est excessive, l’activité cérébrale devient désordonnée et l’énergie est dilapidée avant que le starter ne lance les concurrents. Au-delà du fonctionnement chimique de notre organisme, le sport recèle des « vertus psychologiques antistress » non négligeables. Nombre de sports techniques imposent de la concentration. Voilà qui oblige à se «changer les idées ». Souvent, la pratique physique s’inscrit dans un projet. Faire au mieux pour le mener à bien aide à se déconnecter de ses soucis quotidiens. Enfin, aller s’entraîner est fréquemment l’occasion de « voir du monde ». Si la pratique sportive constitue le fi l conducteur de ces relations, elle peut contribuer à tisser de solides amitiés. Dialogues, confidences et liens affectifs aident alors à exprimer puis à évacuer les tensions.

Attention, le sport c’est aussi un stress !

Désormais, vous l’avez compris, le sport est bon contre le stress… car il entraîne le corps au stress ! Le sport est un véritable stress ! C’est un stress physiologique ! Il provoque les mêmes sécrétions hormonales ! Mais l’activité physique est aussi un stress psychologique. Afi n d’assumer vos bonnes résolutions, pour maîtriser votre poids, pour coller à votre image de sportif, vous devez allez vous entraîner régulièrement. Sans votre séance de gym ou de cardiotraining, vous ne vous sentez pas bien ! Le sport est peut-être devenu votre drogue. Si vous ressentez le besoin de vous entraîner ; si vous êtes mal à l’aise sans vos efforts réguliers, les psychiatres pensent que vous êtes devenu dépendant ! Le sport est un stress logistique et affectif. Souvent, votre cours de step du jeudi soir n’est qu’un rendez-vous supplémentaire au sein de votre agenda surchargé. Pour ne pas le rater, l’organisation de votre journée professionnelle doit être irréprochable. Aussi vous regardez votre montre dès le début de l’après-midi… vous êtes stressée ! Parfois même, vous avez l’impression d’empiéter sur le temps que vous pourriez consacrer à vos enfants et votre famille. Vous culpabilisez et vous stressez ! Si une activité physique trop contraignante vient s’ajouter à tous les stress du quotidien, elle peut vous faire basculer vers l’épuisement. Il est étrange de constater comme les signes de « surentraînement » ressemblent à s’y méprendre à ceux de la dépression. Réduction de l’activité, altération des performances intellectuelles ou physiques, troubles du sommeil ou de l’alimentation, plaintes corporelles multiples ou blessures à répétition imposent un avis médical.

Quel sport contre le stress !

Choisissez les activités qui vous conviennent ! Faites-vous plaisir à l’entraînement ! Selon votre personnalité « introvertie » ou « extravertie » (voir encadré) optez pour un sport défouloir ou relaxant. Diversifiez vos pratiques sportives afin de ne jamais vous ennuyer mais aussi de solliciter l’ensemble de votre organisme.

Modérez votre entraînement. Trop dur, trop longtemps, trop souvent et le corps se fatigue. Pour assumer, le quotidien, il doit augmenter la sécrétion en hormones stimulantes. Il est contraint d’accroître votre stress ! Optez pour 3 entraînements par semaine, de 30 minutes à 1 heure, à une intensité correspondant à un très léger essoufflement.

Organisez-vous souplement ! Si votre programme quotidien est très dense, renoncez aux activités trop éloignées de votre domicile ! Évitez les entraînements collectifs imposant des horaires rigides. Faites votre jogging quand bon vous semble. Abonnez-vous à une salle située à deux pas de chez vous ou profitez de votre salon pour faire un peu de gym en écoutant votre musique préférée.

Gardez du temps pour vous adonner à d’autres loisirs ! Si votre activité physique réquisitionne tous vos moments de détente, vous vivez votre pratique sportive comme une frustration, elle ne fera qu’accentuer votre stress !

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À CHACUN SON SPORT ANTI-STRESS

 

Les « introvertis » sont ceux qui encaissent sans riposter. Ils ruminent et ne parviennent pas à expulser les tensions. Souvent, leur corps exprime pudiquement leur imprégnation en hormones du stress et leur malaise. Ils se plaignent fréquemment de maux de tête, de douleurs abdominales, de serrements de gorge ou de souffrances vertébrales. Les « introvertis » bénéficient alors pleinement d’activités sportives exutoires particulièrement physiques. Les sports collectifs et techniques obligent à communiquer et à se concentrer. Ils sont les bienvenus ! Le foot ou le rugby pourraient être conseillés. En revanche, la natation, le vélo ou le jogging permettent trop de ressasser leurs soucis.

Les « extravertis » sont ceux qui explosent à la moindre contrainte et n’arrivent pas à se maîtriser. Leurs cerveaux expriment trop aisément le stress ! Ils s’épuisent. Ils font souffrir leurs collègues de travail et leur entourage familial. Les « extravertis » profitent grandement d’une activité sportive canalisante, apaisante et régulatrice. Bien sûr, la dépense énergétique contribue à calmer ce type de personnalité ; les efforts d’endurance même solitaires peuvent être proposés. Les exercices imposant contrôle gestuel et détente paraissent également adaptés. Alors pensez au golf ou au yoga. Le VTT réalise un excellent compromis entre sollicitation physique et technique.

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